V i n c e n t C r é a t i o n B o i s
Vincent THOMAS
Le bourg
15320 Saint Marc
Tel : 04 71 73 71 19
Auto-entreprise siret n° 518 691 183 00017
E-mail : vincent-creation-bois@orange.fr
Fabrication artisanale d'objets en bois
Travail effectué essentiellement à la demande,
n'hésitez pas à me consulter pour les délais de fabrication et d'expédition
La Fabrication étape par étape
Vous aimez les romans photo ? Moi non plus... Mais je vais essayer de vous faire partager mon quotidien de grand enfant qui fabrique des jouets...
Ressituons l'action : nous sommes le 3 mai 2010 et je viens de recevoir la commande d'un avion qui ne figure pas au catalogue : un piper PA 18 Super Cub. La commande vient de Belgique et je tiens à remercier Claude qui m'autorise à me servir de sa commande et des photos de son avion pour illustrer ce propos.
Cliquez pas sur ma tronche pour agrandir,
mais sur les avions, vous pouvez
Voilà la mission :
1 : une commande avec une jolie photo d'un bel avion
2 : ma pomme (il a neigé en mai !!! y'a plus d'saison...)
3 : l'avion en bois prêt à décoller pour la Belgique
Eh bien je ne sais pas si le froid a glacé mes neurones, mais vous allez voir que ça n'a pas été si simple que ça...
Il m'a fallu faire 3 modèles pour arriver au résultat final. Et tout ça because bibi, il a pas vérifié ses calcul d'échelle, et c'est parti pour une carlingue pour rien. Ensuite, je refais une autre carlingue, celle ci bien travaillée (presque jusqu'au bout), et je me rends compte que j'ai raté le capot et le pare-brise. Alors, je fais une troisième carlingue, avec les bons calculs, le bon dessin du capot et du pare-brise et la hantise de fendre ou d'abimer le bois comme ça peut arriver de temps en temps...
Boulette n°1 : Au début, il faut tailler précisément le bloc carlingue section 7,2 cm x 2,4 cm. Et pan, première erreur, c'est 7,2 x 2,9 cm, j'ai oublié de compter l'élargissement du capot ! Mais je ne m'en rendrai compte que quelques étapes plus tard...
Après m'être procuré les plans sur la toile, je remets tout à l'échelle qui m'interesse (et donc je fais joyeusement ma première boulette)
Je taille mes sections à la machine, une pour la carlingue, une pour les ailes et la troisieme pour l'empenage de queue
Je passe le tout à la dégauchisseuse (pour que les angles soient tous bien droit afin que fututres encoches et mortaises le soient aussi)
La raboteuse, c'est ça, juste sous la dégauchisseuse
Je trace le profil de la carlingue, la place des ailes, de l'empenage de queue, des rainurages et mortaises.
Et la mortaiseuse taille ce qui tiendra les deux éléments de queue
Je rainure à la scie scirculaire l'emplacement de la carlingue sur les ailes et des ailes sur la carlingue, puis un coup de mortaise pour ce qui sera les deux éléments de queue
Je découpe à la scie à ruban suivant le tracé de la carlingue
Idem pour les ailes et l'empenage de queue.
Et merde, en verifiant les mesures, je m'apperçois de mon erreur et c'est reparti dès le début pour le bloc carlingue
Bon, ben voila, j'ai tout recommencé et j'ai même mis en forme toute la carlingue... Mais y'a un truc bizarre...
Et pan : Boulette n°2 : De profil, le capot et le pare-brise, c'est pas ça ! Et zou, c'est reparti pour un tour, je recommence la carlingue à zéro.
Découpe, dégauchissage, rabotage, tracé, mortaise, découpe fine et mise en forme des arrondis et détails, un vrai roman photo...
Faut pas casser le troisième élément !!! Va peter un plomb le type... Bon, on respire et on fait un bel avion, calmement, à l'échelle, bien poncé avec amour...
Ouais, prudemment, on ponce, gros grain puis grain fin, on ajuste, on reste concentré, on fignole. Allez, le troisième va être le bon. Il fait chaud dans mon atelier (4° en fait, mais ça transpire).
Le plus long est biensur la mise en forme et la finition ou il faut poncer, poncer, poncer...
Ben voila, bilan : Y'a trois carlingues, pour un avion. Je vous rassure, c'est la première fois que je les accumule, les conneries. Et en plus, juste le jour ou je décide d'en faire un roman photo...
Je fais le pied, le gravage de l'immatriculation, le vernis, la photo finish. Et voila...
Au final, si je vous l'avais pas dit, vous auriez cru que je l'ai fait sereinement du premier coup...
Mais bon, le résultat est là. Y'a des moments humains qui méritent d'en rire. Et heureusement, d'habitude, je ne m'y reprends pas trois fois.
J'aurai pu vous la faire reportage à la Jean-Pierre Pernaut. Mais la vérité est tellement plus poétique...
Merci à Claude pour sa commande. Et merci de m'avoir permis d'utiliser son nouveau jouet pour illustration.